Ma vie de maman expat’

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Maman de 2 petites filles, je les aime plus que tout, mais il faut le dire : cela demande de l’organisation. Comment faisait ma grand-mère avec 5 enfants, dont 2 pendant la guerre avec mon grand-père caché “on ne sait où” (car comment le savoir exactement à ce moment-là) ?? Et bien, je me le demande !

Car être maman dans son pays, entourée de sa famille et de ses proches, c’est déjà toute une aventure, mais loin de “chez soi” c’est une autre histoire … Mais après tout, je l‘ai choisi, et je crois que je ne le regrette pas !!

Devenir maman à l’étranger

Je ne suis pas la 1ère et je ne serais pas la dernière à accoucher à l’étranger. Dans mon cas, ce fut un choix et non une expérience de vacances qui a “mal” tournée.
Indépendante en France avec mon compagnon, ce “citoyen du monde”, comme il aime s’appeler, m’a contaminé.
Nous sommes partis vivre à Marrakech en 2011 et à cette époque nous n’étions que tous les deux. Des amis sont venus avec nous, d’autres nous ont rejoins par la suite. Mais la famille c’était lui et moi. Et je crois que le gros bébé, à ce moment-là, c’était moi 🙂

Je quittais ma famille, mon pays, et je découvrais une autre culture. Je découvrais que la vie était ce qu’on en faisait, ce qu’on voulait finalement. Ce n’était pas seulement être manip radio et travailler en France à répéter les mêmes actions chaque jour (attention je n’ai rien contre cette profession qui était la mienne, pour laquelle j’avais étudiée et qui me plaisait. Simplement pour des raisons qui me sont propres, et dont je pourrais parler dans un prochain article, j’ai du changer d’orientation, ce qui m’a terrifié mais m’a tellement enrichi par la suite).

Et après 6 ans de relation, en 2012, je me suis sentie prête à avoir un bébé, un mélange de lui et moi. Environ un an plus tard, je tombais enceinte. Je vous épargne les nausées, les kilos, la fatigue, les sautes d’humeur, … et le mal du pays.

Je me revois sur le canapé avec mon bidon de future maman de 3 mois (donc qui n’est pas réellement encore visible (pour bébé 1 je précise)) en train de pleurer quand j’entend les cigales dans le générique du célèbre film, quand on vient du sud de la France, près de Marseille, “la Gloire de mon père” avec des semblants de mots entrecoupés de larmes “je veux rentrer chez moi”.

Alors je vous rassure, tout s’est bien passé : ma grossesse, mon accouchement, … mais dans un pays où devenir maman est acquis rien qu’en accouchant c’est quelque peu compliqué. Etre maman c’est quelque chose qui s’apprend. J’ai 6 ans de plus que mon frère, mes parents s’en sont occupés sans demander mon aide, je n’ai pas fait de baby-sitting ou gardé mes cousins-cousines, … donc autant vous dire que je partais de 0.

Heureusement il y avait “YouTube” pour apprendre “comment moucher un bébé” ou encore “comment l’emmailloter” (je n’y suis jamais arrivée et je n’ai pas insisté j’avoue). Mes parents sont venus à plusieurs reprises pour faire la rencontre de leur première petite fille, mais ma famille me manquait.
Puis quand Louane a eu 6-7 mois en mai 2014, j’ai appelé mes parents pour venir les voir avec ma princesse. Chaque été je le passais en France en raison des très fortes températures au Maroc, et surtout à Marrakech. Cette fois je m‘y prenais plus tôt 🙂

Finalement je ne suis pas retournée au Maroc. Je me rappelle l’appel de mon chéri quand il me dit “je te prends les billets de retour pour quand ?”, et moi lui répondre “je ne veux pas rentrer”. Mon chéri est donc revenu en France un mois plus tard. C’est l’avantage d’être indépendant. Nous pouvons bouger facilement.

Je suis devenue maman à “tâtons” comme beaucoup de femmes je pense. Là où j’ai fait des erreurs (nous étions mal assurés, on a dû payer tout de notre poche (accouchement, IRM en raison de ma SEP, …) et heureusement nous avions pu le faire), j’ai tiré des enseignements. En France, nous avons bien de la chance niveau santé, et on a tendance à l’oublier comme si tout était acquis. Je n’ai pas peur de le dire quitte à en blesser certains.

Il est clair qu’aujourd’hui je fais attention à ce genre de choses car nous ne sommes plus 2, ni 3, mais 4 pour notre nouvelle expérience à l’étranger, et non à Bangkok comme prévu au départ, et stoppé net avec l’épidémie de la covid-19, mais à Marrakech à nouveau 🙂

Reprendre de nouvelles habitudes dans un nouveau pays

Après 3 mois passés dans un appartement sans balcon ni rez de jardin car nous étions au 3eme étage, à Montpellier peut-être mais quand on est enfermés, que ce soit dans le sud ou le nord de la France ça ne change pas grand chose (au contraire, ça fout la rage de voir ce beau soleil et d’être enfermés), nous avons changé nos plans.
Résignés à rester en France, suite à la fermeture des frontières, je voyais bien que mon chéri était quelque peu dépité, comme un lion en cage.
Il y a encore quelques mois, je ne me voyais absolument pas revenir vivre au Maroc. Y aller en vacances pour que Louane découvre là où elle avait vu le jour et passée les premiers mois de sa vie, oui, mais pas plus.

Pourtant suite à une conversation à tête reposée, je me suis dit “why not ?”, puis “oui grave, je veux y retourner”. Nous avions commis des erreurs la première fois et nous savions à présent ce qu’il ne fallait pas reproduire.
Nous étions indépendants et je ne voulais plus vivre comme si je devais être dans les cases car je me sentais réellement à l’étroit, comme prise dan un étau.
Je voulais plus pour nos filles, pour lui, pour moi. Une maison, un jardin, une piscine, et surtout autre chose : expérimenter la vie à l‘extérieur des frontières d’un pays, notre pays, que nous n’oublions pas, mais dont nous avons besoin de nous détacher quelques temps.

Nous avons donc fait le nécessaire : trouver un logement, des écoles, examens de santé obligatoires, … et hop après quelques incertitudes quant à notre possibilité de pouvoir entrer au Maroc, le 1er septembre, jour de la rentrée en France, nous voilà partis vers Marrakech (rentrée le 7 pour Louane et le 8 pour Elena).

Il faut ensuite reprendre nos habitudes, ou plutôt de nouvelles habitudes. La maison que nous avons choisie est encore mieux que ce que nous espérions mais elle est à 30 minutes des écoles, la route est faite de terre sur une petite partie et les filles sont malades en voiture (surtout le matin). Après quelques aventures (de vomi), on prend de nouvelles habitudes : levée 6h50-7h00, on se prépare, on s’habille, départ 7h15-7h20 à jeun (oui à jeun), et prise du “petit-dej” devant l’école (Yaourt à boire pour Loulou qui a un encas fait de fruits à l’école chaque jour et biberon plus petit pour Elena qui a aussi un goûter du matin à l’école et aura le reste de la dose de lait voulue à son retour à la maison). On trouve les solutions, on s’adapte …

Question sport et autres activités, on a pas mal d’espace, la piscine, puis bientôt un trampoline donc ça ira (et pour moi toujours mon coach, par Zoom cette fois, en souvenir du confinement).

De nouvelles habitudes à prendre, et non des moindres, les plus agréables même : les aides que l’on peut avoir ici et qui m’avaient beaucoup manqué lorsque nous étions rentrés en France : une personne pour la maison (ménage, linge, repas) même si je compte bien cuisiner encore, et une autre personne pour nous aider dans la vie de tous les jours, le travail, les courses, … tout ce qui peut nous faciliter la vie, surtout que nous sommes dans un pays qui n’est pas le nôtre, dont nous ne parlons pas la langue (même s’ils parlent très très souvent français), donc c’est bien pour nous et pour lui, car nous lui fournissons un travail. Quelle gentillesse de leur part à tous 🙂

Pourquoi s’expatrier avec des enfants ?

Je suis un pur produit français : née en France, vie en France, école et études supérieures en France, début de la vie professionnelle en France. Mais, après quelques années de relation avec mon chéri, j’ai vu les choses sous un autre angle. Pourquoi se limiter quand tout est possible, lorsque l’on s’en donne les moyens ? La barrière du boulot ? Nous sommes indépendants et, de ce fait, nous sommes nos propres patrons. Un simple ordinateur et une connexion internet suffisent, donc Go on y va.
Bien sûr, là il n’est plus question de nous 2, mais de nous 4. Et je pense que c’est une réelle chance de pouvoir offrir cela à nos filles. Découvrir, s’imprégner de nouvelles cultures, apprendre plusieurs langues couramment, visiter le monde, ouvrir son esprit à de nouvelles perspectives, … j’aurais adoré vivre cette vie à leur âge. Remarque j’étais un peu réfractaire à l’inconnu à l’époque, et justement je ne veux pas de cela pour elles, je ne veux pas qu’elles aient peur comme moi (bien que j’ai eu une belle vie depuis ma naissance).

Je veux plus, pouvoir leur apporter plus. Il n’y a aucune crainte à avoir, hormis celles que nous nous mettons nous-même. Il y a des écoles, des hôpitaux de partout à travers le monde. Bien sûr l’accès aux soins, d’un point de vue financier, n’a rien à envier à la France, mais vais-je laisser cet obstacle me barrer le chemin ? Bien sûr que non !!!

A Marrakech, comme dans les autres grandes villes du monde, il y a une école française, une école Montessori (ce que nous avons choisis), des hôpitaux, des cliniques, des médecins (souvent ayant exercés en France en plus, pour le Maroc), des pharmacies, … Pas de barrière de la langue ici, car 90% du pays, si ce n’est plus, parle français. Et puis, c’est près de la France : à 2h30 en avion de Montpellier ou Marseille pour aller voir la famille. Ils seront aussi ravis de venir nous voir (plus que lorsque j’habitais en région parisienne). Mes filles sont à jour de leurs vaccins. Il faudra leur faire faire en plus celui contre l’hépatite A. Et bien nous leur ferons faire.

Ce qui est magique c’est que lorsque les enfants, à l’école, parlent d’où ils viennent, ce n’est pas de quels lotissements comme ça l’était pour moi, mais plus de quels pays du monde et où ils ont vécu (Suède, Thaïlande, Espagne, France …).

Alors oui, ça peut effrayer, mais non ce ne sera pas mon cas. Nous n’avons qu’une vie et je compte bien la vivre à fond avec ma famille !!

Expérience à renouveler ?

Pour l’instant, nous ne somme partis que pour une année scolaire. Mais nous ne sommes pas fermés (je pense que vous l’avez compris) à rester plus longtemps si nous nous y plaisons.
Nous rentrerons régulièrement en France voir la famille, ils viendront aussi.

Puis, nous irons vivre un jour à Bangkok (une année je pense), puis pourquoi pas Montréal ? Je rêve de découvrir cette ville. Donc déjà y aller en vacances.

OUI nous n’en sommes qu’au début. Il est possible aussi que nous revenions vivre un jour en France. C’est notre pays. Il a des défauts, mais comme partout ailleurs …

Pur produit français en phase d’émancipation, c’est MA FAMILLE ET MOI !!!

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La vie est une succession de choix. J'ai changé d'orientation professionnelle vers mes 25 ans pour vivre du web. Comment ? Avec le meilleur partenaire de la Terre (mon chéri), j'ai pu me former et travailler dans divers domaines : dropshipping, vente sur Amazon, référencement naturel, j'ai aussi rédigé des fiches produits, des articles de blog. A côté de ça, je mène une vie de maman épanouie. Oui je suis une maman qui déchire!!! ? Et une maman sportive qui plus est!

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